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La buvette

Le Comité commandait des boissons, de la glace en pain.

Les cafetiers improvisés plaçaient les canettes dans des pastières ou des cornues, qu’ils couvraient de gros blocs de glace. Le tout était protégé de la fonte par de lourdes bâches et devait résister au moins trois jours à la canicule.

Il y avait le problème du pastis. D’abord il ne s’en trouvait pas comme aujourd’hui dans les supermarchés (qui d’ailleurs n’existaient pas). Or il était interdit d’en faire, surtout d’en vendre, pendant les fêtes, sans licence. La Régie veillait jalousement en la personne de M. Boissonnade puis de M. Vareille.

On finissait quand même par trouver de l’alcool. A l’époque ça ne manquait pas, avant l’abolition du privilège des bouilleurs de crus. Un litre d’alcool à 96° (dis trois-six) dédoublé à 48°, plus une « bouteillette » d’anis par litre (en contrebande bien sur).

Donc on en faisait des bonbonnes.

 Buvette à la fête de Viele
Buvette pendant la fête de Vièle